Dans l’accompagnement de la personne, la distinction entre « aller mieux » et « aller bien » est essentielle, car elle touche à la finalité même du travail thérapeutique tant sur le plan biologique, psychologique, qu’existentiel.
Aller mieux : un premier élan
« Aller mieux » est souvent la première motivation, légitime, invoquée en thérapie. Elle vise une amélioration des symptômes, tels :
- Réduire son anxiété ou ses angoisses,
- Diminuer sa souffrance,
- Recouvrer un meilleur sommeil,
- Ressentir un apaisement émotionnel.
Cette étape est nécessaire pour revenir à un certain équilibre. Mais ce mieux-être n’opère pas véritablement de changement interne durable.
Aller bien : un mouvement vers le changement
« Aller bien » revêt une autre portée. Il indique de retrouver sa vitalité biologique en reconnaissant ses besoins relationnels et en établissant un rapport authentique à soi, aux autres et à la vie dans l’ici et maintenant.
« Aller bien » permet de :
- Vivre et interagir sans recourir à ses vieux systèmes de défense, inadaptés au présent,
- Se montrer sans risquer de perdre le respect, la considération et le lien avec l’autre,
- Evoquer ses blessures en les reconnaissant, sans en être impacté,
- Contacter ses besoins biologiques, physiologiques et psychologiques profonds et les satisfaire,
- Sentir et ressentir ses émotions naturelles,
- Être présent à soi et aux autres,
- Tendre vers les quatre verbes de la relation (demander, refuser, accepter, recevoir),
- Tendre vers ses aspirations.
Aller mieux soulage.
Aller bien relie et s’intègre à la Vie.