Idées reçues et autres croyances sur la thérapie
Consulter ou pas ? Les freins sont parfois liés à des idées reçues ou des croyances. Levons-les ensemble !
« Parler ne sert à rien »
Mettre des mots sur son vécu, ses ressentis, ses impressions, ses émotions, aide à les organiser, les comprendre, les reconnaître et faire des liens ; l’accompagnement du
thérapeute dans cette démarche participe à ce processus.
« Aller en thérapie est un signe de faiblesse »
C’est souvent, au contraire, une démarche et une responsabilité envers soi-même, donc envers son entourage (famille, amis, enfants, collaborateurs…).
« Le thérapeute donne des conseils »
Le ou la thérapeute n’apporte pas de solutions : il ou elle accompagne une évolution
personnelle, au rythme de la personne, pour que celle-ci trouve progressivement les issues qui lui sont propres, pour une situation donnée. Le changement provient de l’implication personnelle du patient dans son travail thérapeutique.
« La thérapie, c’est pour les fous »
On associe souvent la thérapie aux personnes étiquetées de « dérangées », aux asiles
psychiatriques, aux personnes que l’on imagine errantes, hagardes, ayant perdu la raison.
Non : nombreux et nombreuses sont ceux.celles qui consultent simplement pour mieux se comprendre ou prendre soin de leur santé mentale, à l’instar de leur santé physique.
« Une séance suffit pour aller mieux »
Bien sûr, certaines séances sont plus marquantes que d’autres et nous donnent le sentiment d’avancer plus vite. La thérapie, et plus encore l’approche dans laquelle je suis engagée qui axe le processus sur la relation, demande de la récurrence, de la fréquence, de la régularité. Plus il y a continuité, plus le travail thérapeutique peut s’établir.
« La thérapie, c’est pour toute la vie »
… Ce qui ne signifie pas que l’on s’engage nécessairement sur une vie entière. Des
accompagnements en thérapie brève, temporaires et adaptés aux besoins d’un moment,
permettent de répondre ponctuellement à la demande et à l’objectif de la personne qui
consulte. Si, à un moment ou à un autre, on ne ressent plus le besoin de poursuivre le travail, il est toujours possible de le suspendre ou d’y mettre un terme. C’est une démarche optionnelle et réversible, non une introspection forcée.
« Le thérapeute va me juger »
La thérapie est un espace sans jugement qui repose sur la neutralité, la bienveillance et la confidentialité du thérapeute.
« On ressasse toujours le passé »
Des thérapies se concentrent sur le présent, l’avenir et les solutions concrètes qui peuvent y être apportées.
« La thérapie, c’est s’allonger sur un divan »
Il est vrai que l’on associe souvent la thérapie au divan de la psychanalyse. Or, de nombreux accompagnements thérapeutiques, telles l’analyse transactionnelle, la thérapie humaniste, la thérapie systémique, la Gestalt thérapie, la thérapie comportementale et cognitive (TCC), l’EMDR… proposent une autre approche où l’échange en vis à vis du thérapeute et l’interaction sont privilégiés. La thérapie intégrative dans laquelle je m’inscris porte une attention particulière à la relation entre le.la thérapeute et la personne ; dès lors, l’interaction est primordiale.
« Pourquoi se poser des questions là où il n’y en a pas ? »
La thérapie n’est pas faite pour repérer des problèmes cachés ou se compliquer la vie. Pour beaucoup, c’est un espace pour clarifier, porter à la compréhension ce qui est, sortir des schémas répétitifs qui entravent notre vie d’aujourd’hui. Une thérapie, ce n’est pas (se) créer de (fausses) questions ; c’est une démarche qui peut permettre de vérifier qu’il n’y en a pas ou, si questions il y a, de les refermer plus sereinement. Une thérapie peut être préventive, pour ajuster ou confirmer le chemin sur lequel on est.
Pour conclure, et comme le dit à très juste titre une personne de mon entourage : « Je fais une thérapie pour vivre avec les gens qui n’en font pas ». Le meilleur et le plus
imparable des arguments face aux idées reçues😄!!